Sunday, May 27, 2012


Un aperçu de la Malaisie //  A glance at Malaysia


Du 14 au 18 mai 2012

Je ne comprenais pas comment un autocar configuré en deux étages pouvait n'offrir que 18 places. Mais en embarquant, c'est devenu clair. C'est qu'il n'y a qu'une rangée de gros sièges confortables de chaque côté, et ils sont distancés de façon à laisser beaucoup de place pour les jambes, même pour un grand homme de race blanche. Je suis à bord un autobus exécutif. Et le prix pour le trajet de cinq heures de Singapour à Kuala Lumpur n'est que de $38 canadiens.
Mon compagnon de voyage, Don, a quitté Singapour trois jours avant moi; c'est pourquoi je voyage seul aujourd'hui. Nous roulons sur une autoroute bien entretenue de quatre voies, bordée de forêt et de cultures de palmiers. L'autocar me débarque à notre hôtel, le Silka Maytower, un quatre étoiles qui nous coûte que $50 par jour. C'est un monde différent de celui de Singapour. Ici la majorité des édifices ont besoin de shampooing et d'amour, et ce n'est pas rare de voir des traîneries un peu partout. On voit aussi que les infrastructures, comme les rues et les trottoirs sont brisés et en besoin de réparation.
Kuala Lumpur, connu sous l'abréviation KL est la capitale de la Malaysie. La grande métropole comprend 7 millions d'habitants, alors c'est une grande ville. Le centre administratif du pays a été déménagé à Putrajaya, mais le roi et le parlement sont encore à KL. La Malaisie est 60 % islamiste, donc l'Islam est la religion officielle du pays. Cinq fois par jour, le muezzin chante l'appel à la prière à partir du minaret commençant à 3 h 30 le matin et terminant à 22 h en soirée.
Quoiqu'une grande partie de la population est pauvre, Kuala Lumpur est un grand centre économique et le pays jouit d'une croissance économique de 5% par année. Le pays tire profit de ses exportations de ses mines d'étain, de ses gisements de gaz, de pétrole et de manufacture de biens de consommation. On peut voir qu'il y a de l'argent dans le pays si on se fie sur le nombre et la grandeur de centres d'achat et sur les gratte-ciels du centre-ville.
Je suis encore en train de travailler mon blogue de Perth, alors je mets moins de temps à visiter. Depuis plusieurs années j'ai l'oeil sur les tours jumelles Petronas. Je les trouve belles, donc mon but c'est aller les visiter et de monter aux planchers d'observation. De 1998 à 2004, elles étaient les bâtisses les plus hautes au monde avant de se faire dépasser par Taipei 101. Mais depuis, cette dernière fut dépassée par le Shanghai World Financial Centre et celle-ci à son tour, par le Burj Kalifa.
Ce matin, nous allons faire une promenade et nous dirigeons vers les tours Petronas. Nous découvrons qu'il faut réserver pour une visite guidée des planchers d'observation, car on n’accepte pas plus de 1000 personnes par jour et aujourd'hui ils sont complets. Nous allons ensuite au Centre d'achats Suria KLCC, au pied des tours. Je ne suis pas un magasineux, mais je suis impressionné. Il faut le voir pour l'apprécier. C'est l'heure du lunch, alors nous allons à la foire alimentaire. Nous avons dû attendre pour qu'une table se libère. Il y a un choix extraordinaire de cuisine américaine et asiatique. Don avait faim pour un McDo et moi je jouis d'un bon plat malaisien de poulet, champignons, yee mee et oeuf, tout pour l'équivalent de $2.40 en devise canadienne.
 Aujourd'hui, nous arrivons au point de rencontre pour notre visite de 10h des tours Petronas. On embarque dans un ascenseur ultra rapide qui nous emmène au 42e étage où nous commençons par voir le skywalk, une passerelle qui relie les deux bâtisses. Après une quinzaine de minutes, nous passons à un autre ascenseur qui nous emmène au plancher d'observation du 88e étage, à 370 mètres au dessus du sol. Une vue panoramique de la ville s'offre à nous.
Aujourd'hui nous faisons la tournée de la ville en Hop On Hop Off bus. Nous commençons tard, mais on va voir ce qu'on va pouvoir. Un cycle complet prend trois heures, si on ne débarque pas et il y a des autobus toutes les demi-heures aux arrêts. Quand on débarque, il faut compter 25 minutes ou plus avant de retourner où on a débarqué. Don décide qu'il va faire un circuit complet sans faire d'arrêts et entrer à l'hôtel de bonne heure.
Je débarque pour visiter le Museum national, le Negara. Le rez-de-chaussée est consacré à la période entre 3,000 et 33,000 ans dans le passé et montre le progrès qui a conduit à l'âge du bronze. Le deuxième étage traite de la période de colonisation et postcoloniale. Beaucoup de choses intéressantes. À l'extérieur du musée, je vois une exposition d'armes des forces aériennes malaisienne. Les soldats sont enjoués de me décrire leurs armes et à quoi elles servent. Je vois aussi une démonstration de toupie. C'est un disque de fer environ 7 pouces de diamètre avec une tige au milieu. Le lanceur y enroule une longue corde. Il s'éloigne à 10 mètres du receveur, lance son disque qui pèse environ 3 kg en tenant la corde qui le met à tourner rapidement, et le receveur l'attrape en plein vol au bout d'un bâton. Avec son bâton il transfère le disque tournant sur un support, et continue à tourner pendant deux heures.
Ensuite on arrête au Palais national où demeure le roi de la Malaisie, Yang Di-Pertuan Agong. Le palais est situé en haut d'une côte sur un vaste terrain. Nous pouvons observer de l'extérieur de la grande barrière. Deux soldats à cheval habillés en uniforme anglais de couleur rouge, partagent la garde avec deux soldats à pied portant des costumes blancs malaisiens. Une touriste s'approche d'un des chevaux et lui flatte le museau sous l'oeil méfiant du soldat. Malheureusement, je n'avais pas d'invitation pour aller prendre le thé avec le roi, donc j'ai rembarqué dans l'autobus.
J'arrête ensuite à la Mosquée nationale pour prendre des photos. Il y a des centaines de paires de souliers à la porte. C'est l'heure de la prière, donc impossible de visiter l'intérieur. Un camion casse-croûte est stationné dans la rue vis-à-vis la mosquée. Une dame qui ne parle pas l'anglais s'occupe de la préparation de la nourriture et de la vente. Un garçon de peut-être 18 ans est assis de travers sur le siège du passager, avec la portière ouverte. Voyant que la femme est très occupée, je lui demande s'il travaille pour la dame. Il répond : "Moi je suis le chauffeur. Je conduis le camion pour l'emmener ici le matin et le retourner au garage le soir."
Il se fait tard, donc je reste sur l'autobus pour arriver au Centre touristique, l'arrêt le plus près de notre hôtel à 19 h. Après souper, nous préparons nos valises pour le voyage à Bangkok demain.

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14 to 18 May, 2012

I couldn't understand how a double decker bus could have only 18 seats. It is only once I boarded that it became clear. This being an executive bus, it has only one big, wide seat on each side of the isle, with lots of leg space between rows. The price for the five-hour ride from Singapore to Kuala Lumpur, a measly $38 Canadian.
My travelling companion, Don, has left Singapore three days ago, so that explains why I'm travelling alone. We travel along a well maintained four lane highway and what I see is mostly forested areas or palm plantations. The luxury bus drops me off at our hotel, the Silka Maytower, a four star establishment, which costs $50 a day in our money. I realized, as the big bus was weaving in and out of traffic, avoiding collision with a motorcycle, I'm in a different world from Singapore. Here in KL, the majority of buildings need a shampoo or paint and tender loving care. There are chewing gum splats and rubbish everywhere. Judging from the broken sidewalks and potholes, it is obvious that the infrastructures are neglected.
Kuala Lumpur is the capital of Malaysia. The greater KL comprises 7 million souls, so it's a big city and complicated to find your way around. The administrative centre has been moved to a new city, Putrajaya, but the king and the seat of parliament are still in KL. Malaysia is 60% Islamist, so that is the official religion of the country. Five times a day starting at the ungodly hour of 3:30 in the morning, and ending at 10 o'clock at night, you hear, all over the city, blaring from the top of every minaret, the chanting of the muezzin, calling the faithful to prayer.
Although a large proportion of the population is poor, Kuala Lumpur is a major economic centre and the country enjoys an annual growth of 5%. Malaysia exports tin, natural gas, oil and manufactured products. There is evidence of a lot of money floating around, if you take into account the number, the size and the quality of its shopping centres and the number of high rise office buildings.
I'm still working on my Perth blog, so I'm spending less time visiting this city. I've been eying the Petronas towers for a long time, as I've always thought they were elegant. So one of my objectives in this city is to visit the complex and go up to the observation floors. From 1998 to 2004 they were the highest buildings in the world, until they were surpassed by Taipei 101, which was then surpassed by the Shanghai World Financial Centre, which in turn, was eclipsed by the Burj Kalifa.
This morning, we walk towards the Petronas towers and find out that we have to reserve in advance because they let in only 1000 visitors a day and today is fully booked. We then go to the Suria KLCC shopping mall at the foot of the towers. You have to see this mall to appreciate it. I'm not a shopper and don't like shopping in malls, but this one is perhaps the most extravagant I've ever seen. It is lunch hour, so we go to the mall's food court, a huge court, featuring both American and Asian food. Don is hungry for a Big Mac, so he favours the golden arches restaurant. I'm having the chicken, mushroom and yee mee with egg, a delicious Malaysian specialty which costs me the equivalent of only $2.40 in Canadian.
Today, we arrive at the meeting point at 10 o'clock. We board a very fast elevator that takes us straight to the 42nd floor, to see the sky walk, a passageway that joins the two towers together. After about 15 minutes we are led to another elevator which takes us up to the 88th floor observation. There we enjoy a striking sight of the city, as though we were sitting in a plane at 370 metres above ground.
We start late for our Hop On Hop Off bus tour, but we'll see what we can. This service uses specially coloured double decker buses that do a continual circuit covering the most important points of interest in the city and stop at predetermined places to let tourists off or on. A full circuit of the tour takes three hours and there are buses every half hour. Don decides to do a full circuit without getting off, but to return to the hotel early.
My first stop is the Negara National Museum. The ground floor consists of exhibits about Malaysia from 3,000 to 30,000 years ago, showing artifacts that span from stone age to the age of bronze. On the second floor there are exhibits of the colonial era to post-colonial. Lots of interesting stuff. Outside of the museum there is an exhibit of the Malaysian Air Force. The military guys are happy to show me their toys and to explain how they work and what they are used for. Then I saw something I never saw before. It is a spinning top made of steel, about seven inches in diameter, weighing perhaps 3 kg. The thrower winds a  rope around the spindle. Then he distances himself about 10 metres from the catcher. Then he throws the disk in the direction of the catcher while hanging onto the rope so the unwinding rope spins the disk. The catcher catches the heavy disk in mid air with a stick. Then then transfers the top to a holder where it will keep on spinning for two hours.
I then get off at the National Palace, the home of the King of Malaysia, Yang Di Pertuan Agong. The palace is situated at the top of a hill on a vast property. We can only observe it from outside the gate. Two soldiers wearing a red, British uniform are stationary on either side of the gate on horseback, and two other foot soldiers are wearing a white Malaysia uniform. A woman tourist pats one of the horses on the nose under the worried eye of the soldier. Unfortunately, I didn't have an invitation to have tea with the king, so I reboarded the bus.
My next stop is the National Mosque, where I stop to take photos. There are hundreds of pairs of shoes at the door. It is prayer time, so it's impossible to see the inside. A fast food truck is parked by the sidewalk in front of the Mosque. A woman looks after all the cooking and the service. A young man of perhaps 18 is seated in the passenger seat with the door open, legs dangling out of the vehicle. Seeing that the woman is very busy, I ask him if he works for her. "Yes, he said, I'm the driver. I drive the truck to this spot in the morning and drive it back to the warehouse at night."
It is late, so I stay on the bus and get off at the Tourist Centre, the closest point to our hotel. It is 7 o'clock. After supper, we pack our suitcases for the flight to Bangkok tomorrow.

A=Singapoure, B=Kuala Lumpur  //  A=Singapore, B=Kuala Lumpur

Autocar exécutif (Photo de Don)  //  Executive bus (Don's photo)


Pont qui relie Singapore à la Malaisie  //  Singapore to Malaisia causeway

Route six voies en Malaisie  //  Six-lane highway to Kuala Lumpur

Culture de palmier  //  Palm oil culture

Cage d'ascenseur du centre commercial Suria KLCC  //  KLCC shopping centre elevator shaft
Centre commercial Suria KLCC  //  Suria KlCC shopping mall

Centre ville  //  Downtown


Une station de métro  //  A monorail station

Le complexe des tours Petronas  //  The Petronas towers complex

Notez la passerelle Skywalk  //  Note the Skywalk passeway

L'entrée  //  The entrance

Le Skywalk (photo de Don)  //  The Skywalk (photo by Don)

Vue de la passerelle au 42e étage  //  View from the walkway at the 42nd level

Acier inox et verre  //  Stainless steel and glass

Scène à partir du 88e étage  //  View from the 88th floor

Policière musulmane, fière de son uniforme  //  Muslim policewoman, proud of her uniform

Soldat des forces aériennes fier de son travail  //  Air force soldier proud of his work

Musée National  //  National Museum

Le bateau que les Portugais ont utilisé pour envahir la Malaisie  //
Ship used by the Portuguese to invade Malaysia

Les fusils que les Hollandais ont utilisé pour prendre la Malaisie des Portugais //
Guns used by the Dutch to take Malaysia away from the Portuguese
Le lanceur enroule le cable autour de la toupie //  The thrower winds the rope around the top

Le lanceur et le receveur se préparent  //  Thrower and receiver in position
Le receveur attrappe le disque avec succès  //  The receiver successfully catches the  disc

La toupie est transférée sur un support et tourne pendant deux heures  //
The top is transferred to  a support and spins for two hours

Le Palais national  //  The National Palace

Les gardes à cheval et à pieds  //  Mounted and foot guards


Hop On Hop Off

Un parc  //  A park

Une rue  //  A street

Mosquée nationale  //  National mosque

Au centre, la Tour Kuala Lumpur  //  In centre, the Kuala Lumpur Tower

Camion casse-croûte  //  Fast food truck

Monorail 

Trottoir brisé  //  Broken sidewalk

Arrêtés sur la traverse de piétons  //  Stopped on crosswalk


Des hijab à vendre  //  Head scarves for sale


Thursday, May 24, 2012


Le grand petit Singapour  //  Big Little Singapore

Skypark

Du 8 au 14 mai, 2012

Les Signapouriens pourraient chanter "Mon pays, ce n'est pas un pays, mais une ville". En fait, à Signapore il n'y a pas de provinces, ni de villages ou d'autres villes. C'est une ville/état sur une île au sud de la péninsule malaise, dont la surface mesure à peine un quart de celle de la ville d'Ottawa (710 km2 vs 2797 km2). Elle est située à un degré au nord de l'équateur, ce qui fait qu'il n'y a qu'une seule saison, un été perpétuel.  Sur cette île moitié recouverte de végétation luxuriante vit une population humaine six fois celle de notre capitale canadienne, soit de 5 millions. La surface restreinte fait qu'on voit peu d'étalement urbain, et la grande majorité vit en appartement, dans des tours allant jusqu'à cinquante étages de hauteur.
Ce petit pays jouit du revenu moyen par personne le 3e plus élevé au monde. La majorité des édifices qu'on voit aujourd'hui furent élevés depuis les années '60 et les plus extravagants depuis les derniers 10 ans. La clé de ce succès économique provient d'une politique favorable aux affaires et à l'industrie. Le gouvernement détient des parts dans des compagnies qui comprennent 60% du PNB, et le taux d'imposition aux compagnies et aux individus est très bas. Singapour importe ses matières brutes, toutes ses ressources énergétiques, ainsi que de la main-d'oeuvre bon marché pour transformer les matières importées en biens de consommation et exporte des produits finis, le contraire de ce que fait le Canada.
Lorsque mon neveu Marc a appris que je venais à Singapour, il m'a invité à rester chez lui. Il y a environ 9 mois, Marc et Lisa ont plié bagage et déménagé à Singapour. C'est seulement une fois rendu là que Marc s'est mis à chercher pour un emploi et en dedans de deux mois il s'est trouvé du boulot en informatique avec Citibank. Lisa suit des études post-graduées et arrive à la rédaction de thèse dans le cadre d'une maîtrise.
Il est 5 h 17 quand notre avion touche au sol de Singapour. Je donne l'adresse au chauffeur, et par miracle, il sait exactement où se trouve la toute petite rue Mei Ling, comme Marc avait prédit. Apparemment, cette rue fut déjà le centre du commerce de la drogue avant que le gouvernement mette fin à la pègre, donc elle jouit encore d'une certaine notoriété.  Il fait noir et la demi-heure en route révèle peu des secrets de cette ville qui m'est inconnue. Le taxi nous laisse devant un bloc appartement rose de plus de vingt étages, dans un complexe de plusieurs blocs semblables et tout aussi colorés, situés sur un grand terrain décoré d'arbres, de haies et de fleurs. En ouvrant la porte du taxi, la chaleur humide et l'odeur confirment que je débarque dans un monde différent : un pays tropical. Il est 6 h 45 et je crains que mes hôtes soient encore endormis. Après avoir essayé trois ascenseurs différents, nous trouvons la bonne aile et arrivons à la bonne porte. Un Marc un peu fripé nous ouvre et nous offre la bienvenue. Nous prenons le petit déjeuner avec nos hôtes. Nous apprenons que le type de logement qu'ils occupent est un logement HDB (Housing and Development Board), dans lesquels vivent 81% de la population de ce pays. Les HDB sont des logements qui peuvent être loués, mais aussi achetés en bénéficiant d'une subvention de l'État.
Après que Marc et Lisa partent chacun de leur côté, nous allons nous coucher dans la chambre de télévision qu'ils nous prêtent pour la durée de notre séjour. Nous prenons chacun notre lit et Don s'endort immédiatement. Je suis trop agité et je résiste aux bras de Morphée. Au bout d'une demi-heure, après avoir fermé l'oeil quelques minutes, je suis pleinement réveillé. Je vais me faire une tasse de café et travaille sur mon blogue en attendant que Don se réveille.
Notre but aujourd'hui c'est d'aller visiter Marina Bay et les environs. Lisa est de retour de sa course et nous accompagne pour dîner chez un hawker stall près de chez elle. C'est une foire alimentaire, dont une cinquantaine de petits restaurants parviennent à faire toute leur cuisine dans un espace de 10' par 10'. Il y a du thaïlandais, du singapourien, du malaisien, du chinois, du libanais, du japonais, etc., et en tout des centaines de différents plats sont à notre disposition. Les prix varient entre $2.10 et $4.50 en argent canadien pour un plat principal.
Nous embarquons dans le MRT (Mass Rapid Transit), un système de métro très efficace qui nous emmène à notre destination dans moins d'une demi-heure. Le transport en commun est encouragé de deux façons : en le rendant peu cher, et en rendant l'automobile très très chère. Pour acheter une automobile, il faut payer une foule de primes et de taxes et puisque le gouvernement impose un quota sur le nombre de voitures ajoutées au cheptel national, le nouveau propriétaire doit aller à l'enchère et débourser $80,000 en primes de toutes sortes avant d'avoir le droit d'acheter une Corolla neuve.
Je constate que dans cette grande ville, remplie de gratte-ciels, il y a des platebandes de fleurs, des arbres, des haies et des vignes partout. Aucun graffiti nulle part. Tout est propre, tout paraît neuf. Pas une seule mâchée de gomme ne tache les trottoirs. En fait, c'est illégal de mâcher de la gomme dans ce pays, où la discipline règne pour certaines choses. Ça peut surprendre, mais on peut légalement se promener en public avec une canette de bière ouverte. Par contre, il n'y a aucune ébriété dans les places publiques et aucun mendiant.
En approchant Marina Bay, l'édifice le plus frappant c'est sans doute le complexe Marina Bay Sands qui a coûté 8 milliards à construire. Le complexe comprend un hôtel de 2561 chambres, le plus grand casino au monde, un centre d'achats de centaines de magasins les plus huppés au monde, un canal intérieur sur lequel circulent des gondoles, une patinoire, un centre de conventions qui peut servir 45,000 délégués et un musée d'art et science de la forme d'une fleur de nénuphar. Il faut voir les photos pour comprendre ce que ces structures farfelues ont l'air. Même si je vous disais que l'hôtel est composé de trois tours couronnées d'une grande plateforme en forme de bateau, vous ne pourriez pas vous l'imaginer.
Notre excursion nous fait voir d'autres édifices d'une extravagance exagérée. Il y a le Raffles, un hôtel d'un style colonial datant du début du 20e siècle qui occupe un bloc complet. C'est l'endroit choisi pour aller prendre un Singapore Sling. Nous passons devant un autre édifice impressionnant, le Parkview Square, un grand édifice à bureaux de style Art Deco, construit en 2002. Son parement extérieur de granite brun, de bronze et de vitre me laisse l'impression d'une place froide et ostentatoire. Chaque tour à bureaux que l'on construit se veut d'être plus grandiose, plus prétentieuse et plus impressionnante que sa voisine. Évidemment, pour faire fonctionner tout ça, on va toujours avoir besoin de carburants fossiles bon marché en abondance. Le jour où on ne pourra plus en produire…bon, aussi bien en profiter pendant qu'on en a.
Constatation : Il y a des caméras à tous les coins de rue, aux entrées et sorties des édifices et un peu partout. Par contre, dans mes six jours à Signapour je n'ai pas vu un seul policier, sauf pour une auto-patrouille. Les comportements socialement indésirables sont contrôlés d'une façon efficace. Si on conduit sa bicyclette aux endroits où c'est indiqué de démonter, c'est une amende de $1000. Boire ou manger dans le métro attire une punition de $500. Le principe de "tolérance zéro " pour les crimes est appliqué avec intransigeance : tout acte criminel est puni. Le châtiment corporel et la peine capitale sont des outils privilégiés par la cour. Comme résultat, le commun des mortels peut marcher n'importe où à n'importe quelle heure sans crainte. On voit des enfants marcher seuls à 6 heures du matin en costume d'école.
 Le lendemain, Lisa nous emmène dîner au Café Le Caire sur Arab Street. Elle me propose de fumer le Shisha, connu aussi sous l'appellation Hookah, la pipe à eau persienne dont la fumée est générée dans un brûleur et refroidie dans une urne d'eau.  Ne l'ayant jamais essayée, je tire avantage de l'opportunité pour en faire l'expérience. Don veut que je vous assure qu'il n’a participé d'aucune façon dans cette affaire. Même si ça fait 50 ans que j'ai cessé de fumer, je n'ai pas de peine à inhaler et de savourer le goût délicat de mente et de fraise du tabac de mon choix. Je peux désormais rayer ça de ma "bucket list".
Après dîner, Lisa va de son côté et Don et moi allons marcher dans Little India. Il fait chaud, c'est bruyant, les piétons se bousculent et je veux me sauver de là.
En soirée, j'emmène mes hôtes souper dans un resto de leur choix. Ils font une réservation chez Wine Connections, un resto convoité plutôt par les "expats ", les expatriés. Pour faire changement de la cuisine asiatique, mes invités choisissent une raclette à la Canadienne, où les convives font cuire leurs aliments dans des petites poêles miniatures dans un réchaud au centre de la table. Marc, l'oenologue de la famille, commande un vin blanc ayant juste les bonnes proportions d'acidité et de je ne sais pas trop quoi pour être plaisant à boire.
La journée suivante, Don et moi visitons le Jardin botanique,  un havre de tranquillité où les citadins peuvent aller se ressourcer de 5 heures du matin à minuit tous les jours de l'année, gratuitement. Le Jardin des orchidées est un espace de 4 hectares à l'intérieur du grand jardin, où il faut payer une modeste cotisation de $5, et pour les séniors, je ne sais pas pourquoi au juste, on exige seulement $1.  Je vais publier des photos de fleurs dans un post séparé, pour ceux d'entre vous qui aiment les fleurs.
Le lendemain, Don quitte Singapour pour Kuala Lumpur, Malaisie. Moi je vais visiter le Artscience Museum (pas une erreur de frappe), cet édifice blanc dont la forme rappelle une fleur de nénuphar géante. Mais avant ça je passe à l'hôtel The Sands pour acheter trois laissez-passer pour monter au sommet du Skypark. Mes hôtes, malgré qu'ils demeurent dans ce pays depuis neuf mois, n'ont jamais pris le temps d'aller visiter l'oeuvre d'ingénierie que tout touriste met sur sa liste de "must". L'exposition spéciale du Artscience consiste en une très grande couverture des travaux et de la vie d'Andy Warhol, un type étrange qui est parvenu à devenir millionnaire en créant de la cochonnerie que le monde de l'art a avalée avec joie et a élevée au statut de génie. Rappelez-vous sa canne de soupe Campbell et de ses images barbouillées de Marlyn Munroe. L'exposition permanente à l'étage du haut ne consiste que de vidéos et de projections visuelles qui tentent de prouver un lien entre l'art et la science en démontrant que les deux exigent la curiosité, l'inspiration et l'expression. J'ai eu l'impression que la communauté artistique essaie de faire valoir en se greffant au monde de la science. Je ne suis pas complètement négatif. L'édifice lui-même est une oeuvre architecturale très intéressante. Les murs et le plafond, comme tout l'extérieur sont blancs, et je dois admettre que l'effet est de créer une atmosphère de tranquillité et de paix.
 Je rencontre Marc et Lisa au débarcadère du métro et nous allons prendre un souper vite fait au Glutton's Bay, un réseau d’hawker stalls. En entrant pour prendre l'ascenseur du Skypark, on nous met un bracelet de papier au poignet et on prend notre photo pour tenter de nous la vendre à la sortie. Le gigantesque "bateau" qui couronne les trois tours a 340 mètres de longueur et a deux ponts, dont le deuxième fait le 57e étage de l'édifice. Sur 150 mètres du pont inférieur, on a créé une piscine "infinité" qui longe un côté. À partir du niveau de l'eau, les baigneurs ne voient que le ciel et le haut des gratte-ciels, et peuvent s'imaginer nager dans les nuages.
À l'intérieur il y a un restaurant 5 fourchettes ou il faut réserver 4 jours d'avance. Sur le pont supérieur, on trouve un bar, un grand jardin avec des sentiers, des haies, des platebandes de fleurs et des arbres allant jusqu'a 10 mètres de haut. Nous nous penchons sur la balustrade pour admirer un spectacle de son, lumière et eau qui se passe en bas. En admirant toutes ces oeuvres créées par l'homme, je me pose une question: Il est évident qu'un jour, lorsque l'énergie sera trop chère ou que la structure sera trop vieille, que ce grand complexe ne sera plus soutenable. Est-ce moral de notre part, parce que c'est amusant de le faire, d'imposer un fardeau de cette envergure sur les générations futures?
La fin de semaine arrive et mon neveu et son épouse ont des activités de prévues. Ils sont tous deux impliqués dans un club de bateaux-dragons. Marc joue le rôle d'organisateur dans le club et Lisa son assistante, est passionnée de ce sport. Les membres du club se rencontrent deux fois par semaine pour des séances d'entraînement.
Samedi, c'est une avant-midi de pratique, suivie d'une course et d'un souper sur la plage après le coucher du soleil. J'embarque à 10 h avec Marc, Lisa et 19 autres membres du club canadien. Le capitaine me place en arrière afin que je ne dérange pas les autres. Nous passons une heure et demie à faire des sprints de 800 mètres. Entre chaque parcours l'entraîneur donne des consignes et explique la stratégie du prochain sprint. Il donne des trucs à ceux ou celles qui ont besoin de coaching. J'apprends les commandements du sport: "Sit ready", "Paddles up", "Reach extension", "Take it away", "Hold water". Dans les 50 derniers mètres Lisa, assise à côté de moi,  crie, "Go!, go!, go! … go! avec le rythme des pagaies. Je sens le bateau prendre un peu de vitesse. Au bout de chaque 800 mètres, elle est complètement essoufflée. Je me questionne à savoir si je travaille assez fort. Le sprint suivant j'essaie d'en donner un peu plus. À la fin, je jouis d'une fatigue bienfaisante, et je suis content d'avoir eu la chance de me retrouver sur l'eau. Ça me manquait.
Je retourne à l'appartement après la course afin d'essayer de me rattraper sur mon blogue. Vers 19 h je retourne à la plage. C'est la fin d'un spectacle que les hommes de chaque club présentent. Pour mettre du piquant dans l'évènement, les gars se sont déguisés en drague et présentent un spectacle, soit de chant, de danse ou dans le cas du club allemand, un spectacle de gymnastique. En tout, une centaine de gars déguisés en fille étaient présents et je dois dire que Marc était très belle, euh, beau – je ne suis pas certain. Après souper, la bière se mit à couler et la musique à jouer, et nous avons dansé jusqu'au départ du dernier métro à 23h30.
Le dimanche, Marc et Lisa m'ont accompagné pour faire le Mcritchie Tree Top Hike. C'est un sentier de 8km de long dans le réservoir Mcritchie. Nous nous retrouvons dans la forêt humide tropicale, dans le centre d'une ville dynamique. Il fait chaud et humide et les arbres effacent toute apparence de vent. Mais c'est un beau sentier, et je vois des singes se balancer d'un arbre à l'autre. Nous arrêtons à mi-chemin pour dîner vers 15 h. En route pour le parc nous avons acheté des fromages à la crème, du saumon fumé, une baguette et des tomates, sans oublier un bon vin blanc que Marc a mis sur la glace. En pleine forêt, sur une plateforme d'observation, nous nous installons pour insérer un peu de civilisation dans cette nature sauvage.
Pour souper, mes hôtes m'invitent à les accompagner, si je veux contribuer une somme à un souper charité pour "Room to Read", un organisme qui bâtit des écoles dans des pays du tiers monde afin de réduire l'analphabétisme. À Singapour quand un organisme charitable fait un rassemblement pour collecter des fonds destinés à l'extérieur du pays, il est défendu de réunir plus de 25 personnes. J'étais le 25e. Presque tous ceux qui étaient présents sont des expats, sauf pour quelques Singapouriens et moi. La soirée se passe chez Claire, l'amie d'Alisha, membre du club de Marc et Lisa et la cuisine fut faite par un ami de l'hôtesse qui recevait le groupe dans son condo.
Les gens sont très intéressés dans mon voyage. Étant donné que j'ai quatre décennies de plus que mes interlocuteurs, ça leur paraît cool que quelqu'un mette en exécution un tel projet à mon âge. Il faut fournir $43 pour le souper et les profits vont être remis à l'organisation. Puisque j'ai dîné tellement tard, je suis content que les portions soient minuscules. La bouffe est bonne et variée, mais je suis certain que le budget de nourriture a dû être faible, ce qui veut dire qu'il va rester une grosse somme à donner à "Room to Read" . Sur le métro, en retournant à l'appartement avec Marc et Lisa, je pense à la chance que j'ai de faire un si beau voyage (quel que soit mon âge).
Demain, lundi, je pars retrouver Don en Malaisie.

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May 8 to 14, 2012

As far as geographical size goes, Singapore is amongst the small fry, as it ranks number 192 out of 251 countries. The island nation has no provinces, villages or towns. It is simply one big city. It is a city/state on an island off the south end of the Malaysian peninsula. In surface it measures barely a quarter the size of Ottawa (710 km2 vs 2797 km2). It's located just one degree above the equator, which makes very hot and thus it knows just one season, a perpetual summer. On this island, half covered with vegetation, live 5 million people, or six times the population of Canada's capital. Because of its limited surface, urban sprawl is taking place vertically rather than horizontally. The majority of Singaporeans live in apartment buildings, some of which reach 50 stories high.
The average income per person is the world's third highest. The majority of the buildings we see here today were built since the 1960s and the most extravagant ones were built in the past 15 years. The key to its economic success derives from a policy that favours business and industry. The state owns stakes in firms that comprise perhaps 60% of the GDP and it imposes very low corporate and individual income tax. It only charges 7% GST and no provincial or municipal taxes. Singapore imports the resources, the energy and even the manpower to transform primary resources into finished goods and then she exports these consumer products – the opposite of what Canada does.
When my nephew Marc learned that I was coming to Singapore, he invited me (and Don) to stay at their place. About nine months ago, Marc and Lisa packed up a few suitcases and moved to Singapore. Once he arrived there, Marc started looking for a job and within two months he landed a position with Citibank as programmer analyst. Lisa is enrolled in a master's program at university and is now in the stage of writing her thesis.
Our plane touches down on Singapore soil at 5:17 a.m. I give the taxi driver Marc's address and by miracle, he knows exactly where the short street is located amongst the thousands of streets on the map, just as Marc had predicted. Apparently, some time ago this little street was the centre of the Singaporean drug trade and stayed that way until the government cracked down on the mafia. So Mei Ling street benefits from a certain notoriety. It is still dark and the obscurity that lingers during our half-hour taxi ride reveals little of the details of the city we are crossing. The driver lets us out in front of  a pink building of 20 or more stories located in a complex of several similarly coloured apartment blocs on a large, well landscaped lot, with trees, shrubs and flowerbeds. Upon stepping out of the taxi, the odour and the heat confirm that I'm in a different climate from that of Perth. It's  6:45 a.m. and I fear that I will have to wake up my nephew. After trying three different elevators we finally locate the one that leads to the correct wing of the building and we find Marc and Lisa's door. A slightly groggy Marc opens the door and welcomes us. We have breakfast with our hosts. We find out that their apartment is an HDB flat (Housing and Development Board), and that 81% of the Singaporean population resides in this type of apartment. HDBs are homes that can either be purchased or rented while benefiting from a subsidy from the state.
After Marc and Lisa left for their respective workplaces, we go to bed in the TV room. We each plunk down in our respective beds and Don falls asleep instantaneously. I'm too agitated to be able to relax and I steadfastly resist the efforts of the Magic Sleep Fairy to put me to sleep. Half an hour later, after having perhaps dozed off for a few minutes, I find myself fully awake. I pour myself a cup of java and go to work on my blog until Don awakens.
Our objective today is to walk around Marina Bay and surroundings. Lisa is back from her errand and accompanies us to a nearby hawker stall to have lunch. This is a special food court, where the food vendors work in tiny kitchens of no more than 10' X 10'. We have the choice of Thai, Singapore, Chinese, Lebanese, Japanese food. In all there are hundreds of different dishes on offer in this place. Prices vary from $2.10 to $4.50 per main course in Canadian equivalency.
We board the MRT (Mass Rapid Transit), a very efficient and inexpensive subway/monorail system that takes us to our destination in 30 minutes. Public transit is encouraged two ways: by making it cheap to use and by making the private automobile very very expensive. Buying a car entails paying a number of taxes and since the government imposes a quota system on the number of new cars that can hit the road every year, a new owner must bid for a quota at auction. To buy a new Corolla, you must first dish out about $80,000 in various taxes.
I notice that in this high-rise-studded city, trees, shrubs, hedges, vines and flowerbeds abound everywhere. No graffiti anywhere. The buildings, streets and sidewalks all look clean and new. Not a single black chewing gum splotch on any sidewalk. Actually, there is a very good explanation for this. It is illegal to chew gum in Singapore. What is surprising though, is that you can legally walk in public places while drinking beer. And contrary to one's intuition, there is little public drunkenness, and no beggars.
Upon approaching Marina Bay the most striking landmark is the fanciful Marina Bay Sands complex, which cost 8 billion dollars to build. The complex comprises a 2561 room hotel, the biggest Casino in the world, a really upscale shopping centre featuring hundreds of the world's high-end stores, an interior canal on which you can go for a gondola ride, a skating rink, a convention centre that can greet 45,000 delegates and an art and science museum in the shape of a water Lillie. You have to see the pictures below to see these interesting structures and to be astonished with the extravagance.
Our tour of discovery leads us to other grandiose buildings. There is the Raffles Hotel, a colonial style building that was built at the beginning of the 20th Century and refurbished and expanded since, which occupies a whole city bloc. It's renowned for the famous Singapore Sling. We then pass by the impressive Parkview Square, the most expensive per square foot office building in the country. It was built in 2002 of bronze, brown granite and glass in an Art Deco style. It strikes me as cold and ostentatious. Each new building that rises wants to be more grandiose, pretentious and impressive than the last one put up. Of course, none of this would work without plenty of cheap fossil fuels. The day (or the year, or the decade) when it will no longer be possible to produce enough…oh well, let's enjoy it while it lasts.
Note: There are cameras at every corner and at every building entrance and just about everywhere. There are so many of them that I'm sure that if George Orwell were alive and in Singapore today, he would feel vindicated. Undesirable social behaviours are controlled with very efficient tools. Should you be caught riding your bike in a zone that dictates dismounting, you'd be slapped with a $1000 fine. Or should you be caught eating or drinking in the MRT, you'd be charged with a $500 fine. The principle of zero tolerance is applied with intransigence: no criminal act goes unpunished. Caning and the death penalty are tools that are administered by the courts. As a result, a tourist can walk the streets anywhere and anytime without fear.
The following day, Lisa takes us to Café Le Caire on Arab Street. She suggests that we share a session of Shisha, also known as Hookah, the Persian water pipe in which the smoke generated in a burner is cooled in a glass water urn. Having  never tried this, I take advantage of the occasion to gain a new experience. Don wants me to assure my readers that he played no part in this. Even if it's been 50 years since I quit smoking, I still remember how to inhale and I can enjoy the delicate flavours of mint and strawberry of the tobacco that I chose. I can  now delete this from my bucket list.
After lunch Lisa goes her way and Don and I go walking in Little India. It is hot, humid and noisy and there are people everywhere and I just want to leave.
For the evening, it's my turn to take my hosts out for supper. They chose a restaurant called Wine Connections, an establishment attended mainly by expats. Since they felt like a change from Asian food, Marc and Lisa chose a raclette, the Canadian way, with individual little pans on a common stove in the centre of the table. Marc the oenologist of the family, selected a nice white wine with just the correct balance of whatever to make it pleasant to drink.
The next day, Don and I take the public transit system for the Botanic Garden and the Orchid Garden. Unlike other Botanic Gardens, this one offers a store of tranquility from 5 a.m. to midnight every day of the year, is free to all, except that the Orchid Garden costs an extra $5 for general admission and $1 for seniors of any nationality.  I will publish photos of flowers on a separate post for those of you who love flowers.
The following day, Don leaves Singapore for Kuala Lumpur, Malaysia. I decide to visit the Artscience Museum (not a spelling mistake), a very interesting architectural design reminiscent of a giant water lily flower. The temporary exhibition consists of an extensive coverage of the works and life of Andy Warhol, a weirdo who became a millionnaire by creating junk, which the art community swallowed with glee and raised to the level of genius. Think back to his can of Campbell soup and the blotted out images of Marlyn Munroe.
Not terribly impressed, but there was more than the Worhol exhibition, at least that's what I counted on. The permanent exhibition consisted in a number of videos and image projections that attempted to make a link between art and science by showing how they both demand curiosity, inspiration and expression. One gets the impression that the art community is trying to win brownie points by grafting itself to the world of science. However, I'm not completely negative about my visit. The building itself is a very interesting architectural work. The walls and ceilings, just like the exterior, are completely white, which, I must admit, impart a sense of peace and quiet.
I meet Marc and Lisa at the MRT station at 7 p.m. and we go for a quick supper at Glutton's Bay, a hawker stall centre. Upon entering the Skypark elevator area, we are given a paper identification bracelet and someone takes our picture with the intent of selling it to us on the way out,  The gigantic "ship" that crowns the three towers is 340 metres long and is built with two decks, of which the upper makes the 57th floor of the building. Along one edge of the lower deck, there is a 150-metre long "infinity" pool. From water level, swimmers can only see sky and highrise tops and they get the impression that they are floating in the sky.
Inside there is a 5 fork restaurant which requires reserving at least 4 days in advance. The upper bridge boasts a bar, a large garden with 10-metre trees, pathways, hedges and flowerbeds, like any park in town. We lean over the edge to watch the sound, light and water show down below. As I admire all these man made wonders, a question comes to mind: It is evident that one day, when energy becomes too expensive or the buildings too old, that this entire complex will be unsustainable. Is it moral for us to place a burden this size on future generations just because it's fun to do?
The weekend approaches and my nephew and his spouse have activities that have been in the works for a while. Both of them are active members of a dragon boat club. Marc is manager and is Lisa his second in command and passionate about the sport.
The plan for Saturday is for a practice session in the morning, followed by a race in the afternoon and a beach party after sundown. I board the boat with Marc, Lisa and 19 other members of the Canadian club at 10 o'clock. The captain places me in the back seat so that I don't bother the regular paddlers. We spend an hour and a half doing 800 metre sprints. Between each exercise the trainer explains what went wrong and how to correct the deficiencies. He addresses certain individuals who need coaching. I learn the commands of the sport: "Sit ready", "Paddles up", "Reach extension", "Take it away", "Hold water". For the last 50 metres of a sprint, Lisa, who is seated next to me, screams, "Go!, go!, go! … go! with the rhythm of the paddles. I feel the boat pick up speed. At the end of each 800 metres, she's completely out of breath. I ask myself if I'm working hard enough. Next sprint I try harder. At the end of the practice, I'm somewhat tired, but glad to have had the chance to be on the water. I was missing that.
I return to the apartment after the practice and forego seeing the race in favour of getting ahead on writing my blog. Around 7 p.m. I return to the beach just in time to see the last team display their talents. This year the male members of each team had to dress in drag and put together a talent show of some kind, be it dance, song, or whatever. When I arrived the German team were dressed in tutus, showing their talents at ballet. After their dance they duffed their skirts and gave a gymnastics show, tiptoeing along, giving a credible display of what a bunch of girls would look like.  All told, on the beach, there were about a hundred guys disguised as women, some of whom were very … attractive, I have to say. I will also add, and I'm not at all biased in this way, that my nephew, with his red skirt, white blouse, large balloons and blond wig,  looked quite … hum … beautiful. After supper the beer flowed generously and the dance music sounded seductively and we danced until the last metro train at 11:30 p.m.
On Sunday, Marc and Lisa accompanied me to the Mcritchie Tree Top hike. It consists of an 8 km trail in the Mcritchie reservoir park. We are walking through tropical rain-forest, right smack in the middle of a burgeoning city. It is hot and humid and the trees dampen any possible breeze. But it is a beautiful trail and I see monkeys swinging from treetop to treetop. We stop halfway on an observation platform for lunch and it is 3 o'clock in the afternoon. En route, we picked up some cream cheeses, smoked salmon, a baguette and tomatoes, and Marc didn't forget to take along a nice white wine which he placed on ice. Right in the middle of this urban rain-forest, we settle down on a plastic tablecloth to inject a bit of civilization to this otherwise wild nature.
For supper, my hosts invite me to accompany them, should I wish to contribute to a charity dinner to raise funds for "Room to Read", an organization that builds schools in third world countries with the intention of reducing illiteracy. In Singapore, when a non-profit organization holds a fund-raising dinner, the maximum number of people that can be assembled is 25 if the funds are to be used outside the country. I would be the 25th. Almost everybody present are expats with a few exceptions and me. The dinner takes place at Claire's, who is a friend of Alisha, who is a member of the Canadian Dragon team and the cuisine is created by a friend of Claire's who is hosting the event on the common deck of her condominium apartment.
People are very interested in my trip and are understandably envious. And since I'm four decades their senior, they think it's cool that one could carry out such a project at my age. We have to contribute $43 each for the dinner and the profits will be remitted to "Room to Read". Since we had lunch so late, I'm glad that the portions are diminutive, because I know that this way a larger profit will go to the organization. On the MRT, on my way back to the apartment with Marc and Lisa, I think what luck I have to be able to have such a wonderful trip (regardless of age).
Tomorrow, Monday, I will leave to join Don in Malaysia.

Envollée de Perth à Singapour  //  Flight from Perth to Singapore


L'hôtel Raffles  //  Raffles Hotel

Cour intérieure du Raffles  //  Interior court of  Raffles Hotel

Monument en la mémoire des milliers de citoyens singapouriens tués par les Japonais entre 1942 et 1945 lors de l'occupation  //
Memorial in memory of the thousands of civilians killed by the Japanese during the occupation of 1942 to 1945

Une vue de la ligne d'horizon des gratte-ciel et les fleurs sur le pont  //
View of the skyline and flowers on the bridge

Le Merlion, la mascotte de Singapour  //  The Merlion, mascott of Singapore

Le Centre des arts de Singapore  //  Singapore Arts Centre

Le symbole du défunt Merrill Lynch, devenu symbole de toute la malhonnêteté de Wall Street  //
Symbol of the defunct Merril Lynch, become symbol of all that is wrong with Wall Street

La promemade de brume. Une sculpture de tuyaux tordus qui émannent de la vapeur pour le plaisir des passants  //
Mist Walk:  A sculpture of convoluted pipes that emit a fine mist for the pleasure of passers-by

Le complexe Marina Sands  //  Marina Sands complex

Gauche: le pont pédestre Double hélice; centre:  l'Hôtel Sands; droite: le musée Artscience  //
Left: the Double Helix footbridge; Centre: the Sands Hotel; Right: the Artscience museum

Deux des trois tours du Sands  //  Two of the three Sands towers

Centre d'achats Marina Sands  //  Marina Sands shopping centre
Un tour de gondole avec ça?  //  How about a gondala ride?

L'imposant magasin Louis Vuitton  //  The imposing Louis Vuitton store

La piscine Skypark (photos du Web)  //  The Skypark pool (Web derived photos)

Le hall d'entrée de l'hôtel Sands  //  The Sands Hotel lobby

Le musée Artscience  //  The Artscience museum

Le pont pédestre Double hélice  //  The Double Helix footbridge

Parkview Square

Parkview Square

Arab Street

Lisa m'a induit à fumer le Shisha  //  Lisa got me smoking the Shisha

Le brûleur d'une pipe Shisha  //  The burner of a Shisha pipe

Fenêtres qui visent par en bas pour le plaisir de la chose  //  Windows angled downward for the heck of it

Coins aigus et obtus pour ne pas faire comme les autres //  Acute and obtuse angles just to be different

Une forme plus élégante que carrée  //  A shape that is more elegant than a cube

D'autres formes intéressantes  // Other interesting shapes

Clarke Quay le soir  //  Clarke Quay at night

Une cuisine hawker stall  //  A hawker stall kitchen 

Des hawker stalls  //  Hawker stalls

Jardin Botanique  //  Botanic Graden

Le terrassement des blocs appartements de Marc et Lisa  //  Marc and Lisa's apartment landscape

Don, Marc, Lisa

Marc et moi sur le pont Double hélice  //  Marc and me on the Double Helix bridge

La piscine du Skypark  //  The Skyparc swimming pool

Les jardins du pont supérieur  ///  The gardens of the upper deck

Vue de la ville le soir à partir du Skypark  //  View of the city at night from the Skypark

Spectacle son, lumière et eau. Louis Vuitton à droite  //  Sound, light and water show. Louis Vuitton store at right

Un bateau dragon qui arrive  //  A dragon boat arriving

Préparations pour la course  //  Race preparations

Party sur la plage  //  Beach party


Mcritchie Park

Singapour continue de croître  //  Singapore continues to grow

La résidence de Marc et Lisa  //  Marc and Lisa's residence

Séchage du linge  //  Clothes drying

Beaucoup d'appartements en hauteur (photo de Don)  //  Plenty of higrise apartments (photo by Don)

Port de conteneurs (photo de Don)  //  Container port (photo by Don)

Le pays le plus connecté au monde (photo prise par Lisa sur le métro)  //  The most connected country in the world (photo on subway by Lisa)

C'est pas une farce  //  It's no joke

La Malaisie de l'autre côté (phote prise par Don) //  Malaysia on the other side (photo by Don)